Terry PRATCHETT
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Les ch'tis hommes libres   (Pocket)

Un roman du Disque Monde ? C'est ce qui est écrit sur la couverture, mais ce n'est pas tout fait a, l'histoire se déroule dans un univers bien différent, et on n'y rencontre aucun des protagonistes des Annales. Une petite fille qui aspire devenir sorcière, une grand mère bergère qui a du l'être, les Causses, et les inénarrables Nac mac Feegle, tous surfant sur des rêves qui font des vagues. C'est joli, amusant, très british, mais malgré toutes les inventions de cet auteur l'imagination inépuisable, et les retournements de situation inattendus, on se demande o se situe cet intermédiaire entre Harry Potter et La Flte enchantée (parce que la Reine a des faux airs de la Reine de la Nuit). Une agréable lecture, légère et facile, mais rien de plus. Et si l'invention des Nac mac Feegle est remarquable, leurs (nombreux) dialogues qui doivent se lire l'oreille et non l'oeil, sont un peu pénibles suivre.

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Strate-à-gemmes   (Pocket)

Contrairement à ce qui est une (agréable) habitude, quand on lit les premières pages de ce livre, on entre de plain pied dans un vrai roman de science-fiction ! Et même de space opera, pourrait-on dire : il y a des planètes fabriquées ou terraformées, des espèces intelligentes aux formes étranges, des vaisseaux spatiaux qui circulent en vitesse supra luminique, et tout ça converge vers... une terre plate, avec un océan qui tombe en cascades sur le bord ! Non, ce n'est pas le Disque-Monde, pas du tout, pas vraiment.. c'est... eh bien, lisez cet ouvrage, bien fait, amusant, différents des autres oeuvres de l'auteur, plein de trouvailles, et passionnant de bout en bout !

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Les annales du Disque Monde    (Pocket)

La huitième couleur
Le huitième sortilège
La huitième fille

Sur une tortue géante, nageant à larges et lentes brasses dans l'Univers, portant quatre éléphants tout aussi géants, sur lesquels repose le Disque Monde... sur lequel évoluent : Une sorcière au balais cacochyme, un mage à la magie maladroite, un coffre qui court sur ses pattes, un touriste béat, un sortilège entêté, et bien d'autres figures aussi étranges et drôles les unes que les autres ! Chaque histoire, si elle se déroule dans le même univers, fait intervenir des personnages différents, et il y en a comme ça... toute une série qu'on peut prendre dans n'importe quel ordre. Une série de livres totalement délirants et loufoques. On y trouve de tout, en concentré : comique de mots (bravo au traducteur), de situation, dérision, parodie, tout y est et bien plus encore. Rien n'est sérieux et surtout pas l'auteur qui ne s'y prend pas le moins du monde (au sérieux). Un régal de finesse, d'humour, de détente, une lecture rafraîchissante, de la fantasy hautement fantaisiste, jubilatoire, mieux que n'importe quel antidépresseur !

Sourcellerie
Mortimer
Une baisse de régime dans Mortimer, bien en dessous des précédents et du suivant. La mort n'est pas très drôle, il y manque le comique de mots et les anachronismes que l'on retrouve ailleurs, on pardonne, d'autant plus que "Sourcellerie" est un bijou d'humour, de nonsense, de facéties en tous genre. On y retrouve Rincevent et le Bagage, plus un bon nombre de comparses qui sont de somptueux clins d'oeil à la littérature du genre (Cohen le Barbare, Nijel le Destructeur, et Seriph Créosote...). C'est un plaisir de tous les instants, de tous les mots, tout y est aussi absurde que désopilant. L'auteur en fait trop ? Que non ! On en redemande tant les trouvailles sont innombrables et l'imagination de l'auteur inépuisable. Impossible à résumer, à raconter, il faut le lire, que dis-je, le déguster !

Au guet !
Un Pratchett de temps en temps, ça vaut toutes les médecines euphorisantes, et celui-là ne dépare pas l'ensemble : on y trouve un nain d'1m90, des dragons aux flatulences fétides et dangereuses, un bibliothécaire qui se joue du principe de causalité, la mort qui parle, comme d'habitude, en majuscules, des anachronismes qui tamponnent des jeux de mots dans une explosion délirante et totalement réjouissante !

Pyramides
Le Monde Antique, revu et corrigé par Pratchett : quelque chose entre Gamov (dans Mr Tompkins explore l'atome) et Goscinny (dans Cléopâtre), soumis aux fluctuations quantiques d'un espace temps totalement chamboulé !! Juste une citation pour donner le ton de l'ensemble : "Il (un chameau mathématicien) remâchait en outre dans sa tête un nouveau concept intéressant en physique thau dimensionnelle qui unifiait le temps, l'espace, le magnétisme, la gravité et, pour une raison inconnue, les brocolis". Faire du nonsense avec la physique quantique sur fond d'antiquité égyptienne, c'est désopilant ! A savourer dans les détails.

Les petits dieux
Décevant celui-là, pas vraiment drôle, iconoclaste sans malice, à la limite du blasphématoire, des héros trop taillés à l'emporte pièce, des longueurs. Ce n'est pas le feu d'artifice auquel l'auteur, dans cette série, avait habitué ses lecteurs, son humour manque ici de légèreté et d'originalité.. à éviter, pour mieux se plonger dans les autres !

Eric
L'archétype d'un roman de Pratchett : ils y sont tous, la Mort, le Bagage, Rincevent, le Disque Monde, et tout le monde s'envole dans d'irrésistibles aventures qui vont du Big Bang vers un futur incertain, en passant par la civilisation Maya et la Guerre de Troie ! Un plaisir délicieux pour les inconditionnels du genre, un parfait délassement au milieu de friandises connues dont on ne se lasse pas.

Le faucheur
Vous ne savez pas ? La Mort ? Eh bien IL EST MORT !! Donc, si la Mort est MORT, plus personne ne meurt, surtout pas le pauvre mage Vindelle Pounze, qui n'arrive pas à mourir sereinement... Et Pratchett de s'envoler dans un chaos indescriptible, de jurons qui se matérialisent en bestioles malfaisantes, de zombis, de médiums, de mages qui ont oublié leur magie dans un recoin de l'Université, à la grande joie du lecteur quand celui-ci apprécie ce genre de littérature aussi rocambolesque qu'humoristique. Pas d'affolement toutefois, la Mort, eh bien.. IL N'EST PAS.... ??? Un bon cru, pour les inconditionnels du genre.

Mécomptes de fées
Une bonne fée doit pouvoir faire épouser au prince la douce jeune fille pauvre. Oui, mais si cette dernière ne veut pas ? Et si la bonne fée n'est pas bonne, et que les sorcières sont sympas ? Eh bien, on nage avec bonheur dans un imbroglio fait de pantoufles de verre, en vrai verre, du qui casse, de voyage à dos de manche à balais, de palais merveilleux, et de multiples sortilèges plus ou moins réussis, le tout sans quitter le Disque-Monde, bien sr !

Le cinquième éléphant
Un EXCELLENT Pratchett, un des meilleurs de la série en tous cas. D'abord, il y a tout le monde : ces messieurs du Guet, la faune d'Ankh- Morpork, la MORT, mais en plus, il y a des Trolls, dont un inénarable flic, des Nains, des louves-garous, des vampires snobs, des forêts dangereuses, des mines de graisse, des poursuites dans la neige, un chien qui parle, etc... le tout dans un tourbillon d'humour, de drôlerie, de clins d'oeil, de jeux de mots, qui entraînent le lecteur sans le laisser souffler une minute, au travers de courts chapitres incisifs, sans la moindre micro seconde d'ennui !

La vérité
Un de plus ? Eh oui, un petit tour à Ank-Morpok ne peut faire que du bien. Là, on est dans l'univers journalistique, les presses aux mains des Nains, le service d'ordre à celles des Trolls, avec en prime quelques vampires photographes et d'autres entités étranges. Une jolie satire de la presse en plus ! Certes, ça aurait pu être un peu plus condensé, mais il ne faut pas bouder son plaisir, et les quelques longueurs ne sont pas si longues que ça...

Les tribulations d'un mage en Aurient
Pauvre Rincevent, qui n'a comme unique planche de salut, ses deux jambes qui lui permettent de courir plus vite que ses adversaires ! Et en plus, le Bagage lui fait faux bond, trop occupé avec un bagage femelle... Mais Cohen le Barbare veille, ainsi que l'Armée Rouge qui cherche à investir la Cité Interdite. Compris ? Non, forcément, c'est du Pratchett, et du pas mauvais du tout en plus, du nonsense somptueux, des vieillards vindicatifs, des situations abracadabrantes... Il ne faut pas manquer cet épisode !

Le Père Porcher
Totalement déjanté cet épisode des Annales du Disque-Monde, et tellement farfelu qu'il en est complètement surréaliste, et pas vraiment très drôle, parce qu'une telle accumulation de nonsenses n'est pas toujours facile à suivre. Enfin, disons que LA MORT a une petite fille, que c'est la pleine période du Porcher, vous savez, ce personnage qui arrive à une date précise de l'année pour descendre dans les cheminées apporter des cadeaux aux enfants, sur son traineau tiré par des cochons, et qu'une bande de malfrats lui en veulent... on mélange le tout, et a fait une histoire aussi rocambolesque qu'ahurissante. Pas le meilleur du lot en tous cas.

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La face obscure du soleil    (Pocket)

Désopilant ! Inénarrable ! Somptueusement "nonsense", ce livre est un véritable "cartoon" galactique et l'on imagine le film loufoque qu'un scénariste aimant les effets spéciaux pourrait en tirer. D'accord, les premières pages sont déroutantes, on ne sait pas très bien si on doit y croire ou non, et ensuite, dès que l'on a accroché à cette abracadabrante histoire, on n'a de cesse que de savoir la suite, admettant comme d'excellentes plaisanteries, toutes les pirouettes de l'auteur. Et même quand certains passages semblent devenir sérieux, quelques lignes plus loin, on retombe avec joie dans la truculence et le délire. Quelle jubilation ! On en voudrait davantage.

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Le grand livre des gnomes    (J'ai Lu)

Les camionneurs
Parodie, truculence, humour, imagination, allusions, mélange des genres, comique de mots et de situations (traitées elles-mêmes au second degré), indescriptible et farfelu, ce premier tome est un régal, pour les amateurs du genre, parce qu'il risque d'en horripiler beaucoup. Il faut le lire lentement pour en apprécier tous les détails, et Dieu sait qu'il ne manque pas d'observations amusantes, fines, pleines d'un humour très "nonsense". L'auteur semble s'être beaucoup amusé à écrire ça, et cette histoire de nains est fort jubilatoire. Ah, le monde vu par des créatures pensante de 10 cm de haut, aussi étrangères au monde des hommes, que des fourmis pourraient l'être! Inoubliable!

Les terrassiers
Toujours aussi irrésistible, avec son humour parfaitement décalé. C'est rafraîchissant, très bien observé, et beaucoup plus profond que ça n'en a l'air. La satire du genre humain, (croyances religieuses et autres comportements si habituels qu'on n'en réalise pas toujours l'absurdité) vue à travers les observations des Gnomes, ne manque ni de finesse, ni de piquant. Voilà de la littérature "décontractante", qui ne se prend pas au sérieux, et réjouit ses lecteurs.

Les aéronautes
Bon, disons que ça s'essoufle un peu vers la fin, mais il n'est pas facile de garder le même ton, le même comique de situation, sans se laisser aller à quelques facilités. Toutefois, l'ensemble reste remarquablement bien fait, un petit chef d'oeuvre du genre parodique, un humour très "british", et un énorme plaisir de lecture.

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