Michael MOORCOCK
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Le chevalier des épées    (Pocket)

Un monde à une époque lointaine (dans le passé ou dans le futur ?), le dernier survivant de sa race, une race d'esthètes, d'artistes, de non-violents, un guerrier cruel et vindicatif, sorte de sous-homme inachevé, une reine plus ou moins déchue à la volonté inébranlable, des sorciers, des sorts, du sang, des maléfices, des animaux fantastiques, diverses créatures étranges et des paysages stupéfiants ! Tous ces ingrédients seraient infiniment mieux utilisés si l'histoire était moins schématique et moins puérile, on ne parvient pas à y croire, et pas non plus à s'intéresser à ce récit qui avait tout, pourtant, pour être passionnant.

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Le programme final    (L'Atalante)

Premier récit d'une tetralogie mettant en scène le héros Jerry Cornelius aux prises avec les difficultés de son monde qui sont en fait le reflet des conflits sur Terre à l'époque où l'auteur a l'a écrit (1965). On pourrait donc parler d'un roman à clés, mais en fait, il est bien difficile de les voir, ces clés, tant le tout est flou : les personnages n'ont pas guère de consistance, et changent de personnalité comme ils changent d'aspects, l'histoire est bizarre, sans véritable fil conducteur, très chaotique, on ne sait jamais vraiment ce que l'auteur veut dire et cette incohérence est fatigante. Il y a toutefois quelques trouvailles et quelques descriptions intéressantes, mais noyées dans une masse d'idées ennuyeuses et vaines. On n'a pas la moindre envie de lire les trois autres récits, ce qui est peut-être dommage !

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Les danseurs de la fin des temps    (Présence du Futur)

Une chaleur venue d'ailleurs - Les terres creuses
Complètement farfelu et délicieusement kitsch ! L'auteur se laisse aller à des délires imaginatifs, ahurissants mais souvent très drôles. Romantique, désuet, anachronique, décalé, télescopage d'époques, de moeurs, de temps... C'est inracontable et exige que l'on ait un esprit très particulier pour apprécier. Il y a des passages savoureux, et d'autres moins réussis, l'ensemble est distrayant et original, mais peut-être pas assez pour suivre les personnages pendant d'autres volumes.

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Le cavalier chaos    (Presse Pocket)

Ce n'est pas une anthologie, c'est un bric-à-brac : il y a de tout dans ce livre, du très bon et du très mauvais. Certaines nouvelles sont parfaitement illisibles, d'autres, courtes, claires, sont excellentes. L'auteur est remarquable dans ses variations sur " le temps ", mais quel pessimisme, quelle vision noire et désespérante d'un avenir qui ne vaut pas la peine d'être vécu... Quant aux autres histoires, tant vaut les oublier rapidement tant elles ne présentent aucun intérêt, ni littéraire, ni poétique, on a l'impression qu'il s'agit d'extraits de brouillons d'ouvrages en gestation, et que l'éditeur a rassemblé le tout pour que ça fasse la taille d'un livre vendable. On en retire la moitié, celle qui est pleine d'imagination et d'idées, et on laisse tout le reste !

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