Robert HEINLEIN
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Vendredi   

Pas mal du tout ce livre, avec une hérone intéressante et pathétique ! Des individus améliorés par génie génétique, des multi-nationales sans scrupules, des situations rocambolesques, des planètes et des vaisseaux fantastiques... mais aussi un faux air hippie, avec communautés, liberté sexuelle, enfants et chiens, qui date un peu. Mais globalement, si ce n'est pas un ouvrage majeur de cet auteur, c'est toutefois un livre amusant et distrayant, ce qui n'est déjà pas si mal !

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Etoiles garde à vous   

De la science-fiction militaire ? C'est la réputation qu'a ce livre, et ce n'est pas franchement usurpé puisqu'il s'agit de l'histoire d'une recrue enrlée dans des troupes de choc pour une guerre galactique sans merci contre des créatures intermédiaires entre les fourmis et les homards. L'auteur y évoque ses idées, sur les militaires, la paix, la guerre, la société, l'entraînement, et contrairement ce qu'on pourrait craindre, ce n'est pas du tout une lecture ennuyeuse ni répétitive. Disons que l'histoire se serait déroulée dans le présent et non dans un futur imaginaire, a n'aurait pas changé grand chose ce récit, toutefois.

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Au-delà du crépuscule   

Paradoxe du temps ? Univers parallèles ? Voyages supra-luminiques, dans le temps et dans l'espace ? Oui tout ça, plus un zeste de philosophie, plus une once de psychologie et d'étude de moeurs... mais en fait, on ne s'en apreçoit pas vraiment en commençant ce livre, jusqu'à se demander ce que cette saga familiale mettant en scène des personnages limite nymphomanes et totalement hors de la morale traditionnelle a pu faire pour être classée en science-fiction. Et puis, les choses s'éclaircissent, ce qui est d'ailleurs une façon de parler parce que pour saisir que l'hérone est la mère de son mari et l'épouse de son gendre... il faut bien admettre ces télescopages de temps. Quoi qu'il en soit, c'est un livre qui se lit d'une traite, avec passion et plaisir.

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Le vagabond de l'espace    (Robert Laffont)

De la littérature enfantine ? Peut-être, mais quel livre sympathique et agréable, malgré la multitude d'invraissemblances, le côté puéril et facile, il n'y a que du plaisir à se plonger dans une telle fraîcheur, une si plaisante naveté, qui change des élucubration pseudo philosophiques et scientifiques que l'on rencontre si souvent. On lit ça, on rajeunit, on a hâte à voir ce qui va advenir des deux héros, on s'amuse des extra-terrestres méchants (rien que méchants) et des bons (rien que bons). Il faut prendre cet ouvrage au premier degré, tel qu'il est, et prendre un plaisir naturel et simple à sa lecture. Ce n'est pas un grand chef d'oeuvre ? Et alors ?

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En terre étrangère    (France Loisirs)

Iconoclaste, blasphématoire, politiquement incorrect, ce livre est tout ça, et l'on perçoit parfaitement la jubilation de l'auteur dans ses critiques voilées d'humour, et ses descriptions sans complaisance du monde qu'il stigmatise. La première partie est remaquable, il n'était pas si évident que ça de se mettre dans la peau d'un Martien dont la psychologie, la culture, la langue, les habitudes et les pouvoirs sont si différents de ceux de l'américain moyen qui sert de prototype aux autres héros. Ses découvertes, sa progression, ses étonnements font penser aux "Lettres persanes", ou à "Candide" (mais oui !), mais cet excellent début est gché par la suite qui n'est plus qu'un salmigondis d'idées post-soixantuitardes (très attardées), un amalgame anti-religieux et une description complaisante d'une vie de secte d'illuminés pas très différente de la vérité. Le sujet dévie, et c'est tout à fait dommage, pour tomber dans la banalité et le voyeurisme. A lire pour les 300 premières pages, qui seules en valent la peine.

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Les maîtres du monde    (présence du futur - Denoel)

Un roman d'espionnage (ça a des faux airs de James Bond) ou un livre d'épouvante ? Un peu des deux, sur fond d'invasion galactique maléfique (pourquoi les extraterrestres sont aussi méchants que les Indiens dans les westerns d'autrefois ?). On lit ça tout d'une traite, parce que c'est passionnant, on a froid dans le dos (au sens propre, pour qui a lu le livre), les effets " spéciaux " sont bien réalisés, mais ce n'est pas de la grande littérature, malgré les réflexions philosophiques, trop manichéennes, de la fin. Celle-ci est d'ailleurs décevante, et la conclusion est moralement douteuse : " c'est au prix d'une farouche volonté de lutter en toutes circonstances, n'importe où et n'importe quand, avec une totale absence de pitié, que nous devrons acheter notre liberté...". C'est exactement le genre de livre qu'on lit avec plaisir, c'est indéniable, et avec mauvaise conscience, parce que ce n'est pas un bon livre.

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Une porte sur l'été    (Livre de poche)

Une histoire bien conçue, avec un héros sympathique, quelque part un looser attachant. On y parle de voyages dans le temps, sur une trame compliquée, dont l'auteur parvient fort bien à démêler les fils, le happy end est très moral. Ce n'est pourtant pas un livre enthousiasmant, les méchants sont " trop méchants ", et surtout, une partie de l'intrigue se déroule en l'an 2000, tel que le voyait l'auteur, et là, ça ne va plus, parce que le lecteur de l'an 2000, justement, est gêné par une vision si fausse de l'avenir tel qu'on l'envisageait en 1957 ! La personnalité du chat, si originale, et l'excellente construction du récit, relèvent l'ensemble qui aurait manqué sinon de souffle et d'intérêt.

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