Laurent GENEFORT
retour à la page d'accueil retour à la page sf

Une porte sur l'éther    (Fleuve Noir)

Le système de Paron se compose de deux planètes jumelles reliées par un gigantesque tube en carbone pur, l'Axis, et le problème est de savoir comment concilier les avantages et les aspirations des populations qui habitent les trois parties du système avec la conservation de l'intégrité de l'Axis. L'intérêt majeur de ce livre tient moins dans son intrigue, un peu embrouillée au début, que dans la description de cet extraordinaire biotope qu'est ce tube immense ; entre les conditions atmosphériques qui varient selon l'endroit étudié, la faune naturelle étrange et riche, la flore et les habitants, dont certains sont des post-humains, et les promontoires différents en fonction de l'altitude (si ce mot a encore un sens dans un monde pareil), on va de surprise en surprise, et on est fasciné par la richesse des descriptions, et la poésie de l'ensemble. Si l'auteur a lu Dune et le cycle d'Hypérion (l'ambrozia et les portails Vangk rappellent quelque chose), il a parfaitement intégré le tout dans une oeuvre réussie, bien écrite, fouillée, pour laquelle, le seul reproche que l'on pourrait faire, comme pour " les chasseurs de sève " d'ailleurs, et... qu'on en voudrait un peu plus....

Haut


Les chasseurs de sève    (Présence du Futur - Denoel)

Quelle belle histoire ! Elle se passe à l'intérieur d'un arbre monde, avec peu de personnages, et une multitude de " choses " étranges, animales, végétales, minérales, ou les trois à la fois. Il est assez difficile de se représenter ce décors, si inhabituel dans sa description et dans sa topographie, il faut faire abstraction de tout esprit logique et cartésien pour apprécier cette symphonie de couleurs, d'odeurs et de vies inconnues. Rien ne ressemble à rien, les animaux se confondent avec le végétal, on ne sait plus très bien à quel règne on a à faire, et les humains égarés dans cet univers aussi bizarre que poétique semblent bien fragiles et bien vulnérables. Un seul regret, concernant cet ouvrage si envoûtant, qu'il s'achève au bout de 200 pages un peu brutalement, on aurait tant voulu y rester encore un peu...

Haut