James P. BLAYLOCK
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Le nain qui disparaîssait    (Rivages Fantasy)

Il y a des Elfes, des Nains, des Goules, des Trolls, des squelettes qui marchent, une sorcière qui se transforme, de la brume, des eaux maléfiques, des portes magiques, des bêtes effrayantes, un chien sympathique, un tailleur élégant, un marchand de fraises, quelques chauve-souris, des lézards empaillés, des souterrains, des miasmes fétides, un obèse, des rameurs sans tête, un fabriquant de fromages, un magicien qui jette des sorts de cuisson, du sang, des sons étranges... et on pourrait continuer longtemps comme ça, parce que ce livre regroupe tout le panthéon du genre, dans une poursuite effrénée, avec des cris et des grincements de dents (pour sr, ce sont les squelettes !). Ce livre est drle, on ne sait jamais très bien si l'auteur y croit ou si c'est une parodie. En plus, il y a un cté surréaliste indéniable, dans une atmosphère à la Jérme Bosch. Pas mal de charme donc, mais dans un genre qui ne plaira pas à tout le monde, surtout aux purs amateurs de Fantasy, qui risqueront d'être scandalisés par une telle désinvolture et une telle excentricité. Il n'est pas du tout indispensable d'avoir lu auparavant " le vaisseau elfique ", du même auteur, qui est en fait le premier volume des Contes de l'Oriel, " le nain qui disparaissait " en étant le second.

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Le géant de pierre    (Rivages Fantasy)

Le dernier, et certainement le moins bon de la trilogie des "Contes de l'Oriel". Certes, on y retrouve les mêmes ingrédients que dans les deux précédents, mais ici l'auteur a pris l'option d'un fouillis inextricable de créatures en tous genres (les homoncules sont très réussis), qui s'agitent autour d'un héros maladroit qui rate toutes ses entreprises et se met tout seul dans d'épouvantables complications, et l'intérêt pour l'histoire et l'environnement en est amoindri. On ne comprend pas vraiment où mène la quête du pauvre Théophile Escargot, et on se perd dans les descriptions glauques... Quoiqu'il en soit, quand on a terminé ce livre, on a la tête pleine d'un tourbillon de Gobelins, d'Elfes, de Trolls, et autres géants endormis, ce qui a l'avantage d'être tout à fait dépaysant, même si c'est moins jubilatoire que les deux premiers tomes.

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