Jean-Pierre ANDREVON
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Paysages de mort   (Présence du Futur)

Une série de nouvelles noires, lugubres, macabres, désespérantes... quand on est déjà dans le néant, la seule espérance est encore et toujours le néant ! Se passant dans des époques indéterminées, dans un futur plus ou moins proche, sur des planètes plus ou moins lointaines, tous ces récits sont aussi épouvantables les uns que les autres, et n'engendrent pas l'optimisme !! Ces nouvelles sont bien écrites, bien ficelées, et très plaisantes à lire malgré la noirceur de leur sujet commun.

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De vagues et de brume   (Editions du Rocher)

Ce n'est pas un roman, ni une nouvelle, mais une novella, la forme intermédiaire. Une histoire post-apocalyptique, dont l'inspiration est à mi-chemin entre Lovecraft et l'île du Dr Moreau. En fait, on comprend immédiatement où l'auteur veut en venir, et on ne croit pas une seule seconde à cette hérone arrivée sur cette île désolée aux habitants étranges et aux créatures amphibies et à son invraissemblable histoire ! A oublier rapidement...

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Le monde enfin   (Fleuve Noir)

Certes, le sujet n'est pas très original (la population du globe détruite par une pandémie, la Terre redevenue sauvage, et quelques survivants..), il a été maintes fois traité, mais tout l'intérêt de ce livre est sa poésie, la minutie de ses descriptions de choses qui auraient pu être banales mais qui sont dites avec finesse et précision. D'autres passages sont plus obscurs et auraient sans doute pu être supprimés, n'apportant pas grand chose à l'intrigue sinon une sorte de "symétrie" finale. Mais globalement, cet ouvrage est très agréable à lire, très bien écrit, avec quelques connotations qui le rendent plutôt unique dans le genre "apocalypse-écologie".

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Le désert du monde   (Présence du futur - Denoel)

Voilà une histoire simple, d'autant plus angoissante qu'elle est simplement racontée, avec des mots ordinaires, des lieux ordinaires, un homme ordinaire. Et pourtant, ce qui lui arrive, ce qu'il découvre, est presque insupportable. Même si on se doute rapidement de ce qui a pu se passer pour qu'il en arrive là, ce n'est que tout à la fin que l'on fait une découverte aussi horrible qu'originale, et on se demande tout du long du livre si l'auteur va réussir à conclure de façon cohérente. Eh bien, il y parvient, en passant par une épouvantable description de l'apocalypse, et sa chute est aussi inattendue que spectaculaire. Une bonne histoire, sur un sujet pourtant rebattu, bien menée et bien écrite.

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